il fait chaud
faire un bouquet
puis la libellule

(c) 森本順子
(c) 森本順子

Quel est le bon ton
parler d’un arbre
sans écraser l’herbe
buvant à la source

La pluie vive de l’automne

aiguise les troncs de la forêt

 

Le feu d’argent se démène

la rivière reste dans son lit

 

Lézard se prélasse au soleil

lézard se cache dans un trou

 

l’éveil n’est pas donné à tous

l’éveil suppose de se lever tôt

 

Elle s’en va chercher de l’eau

Plutôt manger l’herbe tendre

 

Encore pas mangé à diner

sauterelle saute je la croque

 

 

Neige froide dans les lointains

dans le train du thé chaud

dans ma tête la pluie bruine

 

 

Le jeu

devant la lenteur

à pousser

ne permet pas

l’amplitude du bananier

ni la rigueur de la pluie

qui dégringole

Image

or opposite when it blinks

 

Toujours être celui

à coté de

ou au dessus

au au dessous

ou derrière

 

Pas tant que

la tête à l’endroit

ou à l’envers

se regarde par en dessous

ou en travers

 

comme un avion lâche une bombe

marche de travers

d’un pas de Sénateur

 

Pas de coté

rétroviseur

en diagonale

 

ou l’envers

légèrement décalée

peut surprendre

 

tête sur tête

les bras

à l’horizontal

rajoute

de dessous

 

Vers

creuse un corps

 

regard

de derrière Soi

un dos

 

le cheveu

impertinent

qui dépasse

 

l’un peu folle

chante son derrière

c’est une épopée

impossible

 

se voir

en se penchant

par l’ouverture

du dedans

 

Se penchant devant

prenant par derrière

le col de par dessus

se soulevant d’à coté

soudain face à face

 

lâchant une bombe

de l’intérieur

les joues rouges

prenant les jambes

jusqu’à son cou

 

 

ou contrairement

dans la file

quand on cligne

 

inspiration unknown
inspiration unknown

 

 

 

 

 

appréhension

sans métaphore écrasé par la chaleur

au bout du chemin

voyant les vaches dévaler dans le pré

 

assis sur une fourmilière

le moi bouillonne et se perd

 

la méditation

en wanderer

désasphyxie

 

 

ce serait de se fondre en feuillage

reprendre le chant  de l’oiseau

dans l’air les nuées de mouches

 

se suspendre au nuage

est une méprise

se délave  aux orages

 

tumulte

défiance

en somme

 

émettre les épingles des pins

en petits tas où poser la tête

aux herbes sèchent les fleurs

vice aux écorces et au sang

 

sans l’écrire

forcer son souffle

prévoir

aspirer

un poème

apaise et assure

 

le halètement du pouls contrarié

 

les couleurs et le lavis

les lignes foncées

la trachée de l’aorte

 

sont ce des tâches ces ports du rythme ?

tout et voir est affaire de respiration

 

mise à distance de ce qui est méprisable

 

la colère et la tristesse

sont dans le paysage

l’homme contre le tronc soupire

il aspire à disparaître

 

Getsuju
Getsuju